Cacare

 


Depuis nombreuses années, l’activité instinctive de l’homme le pousse par le biais d’un conditionnement de la mère nature à vouloir toujours savoir et découvrir au-delà du nécessaire satisfaisant. Une soif inépuisable titille ses amygdales, sa glotte, son larynx et pharynx pour assurer pleinement deux actes capitaux : produire le discours et le remodeler dépendamment de son interlocuteur. L’assimilation de l’énoncé n’est pas monnaie-courante car elle nécessite un travail de fond, celui d’analyser les sens véhiculés pour aspirer une composante de sens dépourvue de résidus. La démocratisation de l’information par le biais des nouvelles technologies de l’information et de la communication, était et restera toujours d’une grande importance car elle a permis à l’homme moderne de s’imposer en tant que médiateur voire un médium de transmission. Sa présence permanente, son implication dans la critique des nouveautés planétaires et surtout la notoriété d’influencer son microcosme en relayant une simple phrase ou réaction sur diverses plateformes. Le célèbre philosophe français Louis ALTHUSSER pionnier de la folie philosophique post Diogène de Sinope, a écrit un livre intitulé « Appareil idéologique d’Etat ». 

La portée de ce livre démontre à quel point les médias classiques d’antan, influençaient la réflexion collective de la populace, le bien et le mal est devenu presque une donnée objective privée de toute subjectivité personnelle. En général, les médias orientent les individus ; une orientation assurée par le bombardement journalier par des informations filtrées, tamisées et qui dans nombres cas suscitent un intérêt sensoriel au lieu d’une inquiétude pensive éveillant l’esprit critique de la masse. Voulu ou non, je ne saurai m’impliquer dans cette bouilloire énigmatique de conspirationnisme moyenâgeux car avant tout, l’homme est doté de libre arbitre dont la signification dépasse celle mise en lumière par les religions car ce libre arbitre est la volonté sincère de l’homme conscient centrée sur la délimitation de son champ de pensées, le protéger par des moyens cognitifs et le transmettre implacablement en bonne et due forme. 

La désinformation n’est pas un phénomène nait de la cuisse de Jupiter, elle est anciennement ancrée partout comme le mensonge et la vérité. Certes, elle se nourrit de plus en plus à cause du surplus d’informations par le truchement des réseaux sociaux qui demeurent un cheval de Troie pour les uns et une épée de Damoclès pour d’autres. Quand je ressens le pinacle ennui existentiel, je me fais plaisir en « scrollant » les différentes fenêtres d’Instagram, X et Reddit et je ne vous cache pas ma stupéfaction hilarante. Des personnes qui s’insultent du matin au soir, des femmes qui s’affichent en permanence au plaisir d’encaisser une armada de compliments, des pseudo-influenceurs qui donnent des conseils plutôt des imbécilités et puis il y a ceux qui ne s’impliquent pas dans une guerre perdue d’avance. Quant à moi, j’allume mon téléphone aux chiottes pour neutraliser l’atmosphère, répondre aux messages indésirables et pour que le cacare virtuel s’acolyte avec son vraisemblable.  


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