Bastet est furieuse.
La reprise immédiate du travail n’était pas du tout étrange, le réveil matinal m’était toujours attribué. Je retrouve du plaisir en écoutant le gazouillement des oiseaux, le vent qui souffle et réveille les arbres, les ruelles presque vides au pays des dormeurs du val, les chansons d’Um Kelthoum sillonnant tous les cafés comme si nous étions au Caire de l’après-guerre. Rien n’annonçait l’avènement d’un drame, les enfants chantonnaient en chœur, ma mère qui n’a guère délaissé ses habitudes en téléphonant sa mère avant d’aller au boulot pour bénéficier d’une bénédiction maternelle antidote efficace contre la ruse des malfaiteurs. Tout s’enchainait de manière habituelle, le bus est arrivé deux minutes plutôt, le chauffeur toujours souriant malgré la pénibilité du travail usant et draconien, les étudiants à moitié endormis, le ciel devint de plus en plus gris et la pluie ne cessa d’arroser l’asphalte. Tout au long du trajet, j’écoutais un podcast sur Najib Mahfouz, une émission qui r...



