Les amitiés de seconde main.
Le second point qui nous a été imposés est celui d’avoir une amourette assez tôt pour gouter à l’amour sans vraiment cerner le concept dans son rapport à l’essence de la vie. Jeune homme que je suis, j’ai été fidèle dans mes amitiés, je prenais du temps pour accompagner un ami souffrant d’une condition quelconque, j’étais sans prétention aucune l’ami taciturne mais qui ne se prive pas de souffler un conseil au moment opportun. Par la suite, j’ai pu constater que les amitiés ne sont pas toutes qualitatives. Il y a ceux qui, comprennent assez tôt la portée symbolique d’une coalition entre deux êtres dont chacun d’eux perçoit ce vaste monde d’une manière subjective mais qui se rejoignent sur un certain nombre d’interstices communs. Les circonstances de la vie changent, prennent la forme d’une montagne russe à grimper ou celle d’une vallée dont les eaux féminines puisent dans les prairies vastes étendues.
De nature, les cercles amicaux les plus compactes se dispersent
et se détachent par volonté divine ou féminine car rien ne peut ruiner une
amitié sauf une présence soudaine et impromptue d’une femme. Cette implosion
fait que les amis ne se fréquentent plus, procèdent à l’application d’une table
rase à part entière. Le champ ruiné et déserté redirige l’homme par nature vers
une trajectoire de solitude épicée de moments de Jazz, de marche nocturne et de
pensées noires et infernales. Cette solitude que j’ai beau ciselée est loin de
mon expérience, celle que j’ai connue était inscrite dans l’amour propre des défauts
d’autrui, la critique quasi permanente des comportements indésirables et le
fait de couper en huit toutes les discrétions maladives. Mon amitié n’est pas
du tout féminine raison pour laquelle elle ne sera jamais de seconde main.
Amen !


Commentaires
Enregistrer un commentaire